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le 09-12-00
J'ai bien aimé retrouver cette épave au mois d'octobre 2000 en
compagnie de l'équipe de Nepteau. Il n'y a pas de doute, le Henry C. Dariaw,
sans être trop difficile est une épave sportive! Le courant, sa position
renversée et la distance à parcourir le long de la corde pour l'atteindre
font en sorte que cette plongée présente certains défis. Pour cette raison
ce gros cargo d'acier qui se trouve engouffré dans une crevasse par
quatre-vingt-dix pieds mérite plusieurs visites.
Comme à chaque fois que
j'ai plongé à cet endroit, j'ai été impressionné par la vue des deux très
grosses hélices qui se présentent à notre arrivée au bout de la corde.
Après avoir quitté la corde, nous sommes descendus à notre gauche pour
rejoindre le bastingage du Dariaw. Nous sommes entrés dans la partie
arrière pour explorer les écoutilles et certains corridors. Nous avons
ensuite atteint les cales du navire qui sont facilement accessibles car il y
a un large espace entre le fond rocheux et la partie supérieure de la coque.
Nous avons ensuite exploré les trois cales en remontant à l'intérieur des
entrailles du Dariaw. Du haut des cales, il est impressionnant de regarder
le fond éclairé par la lumière du jour qui pénètre de chaque côté des parois
rocheuses. Ce jour-là, à l'intérieur, il y avait une grosse anguille cachée
dans un trou. Elle sortait de la vase tranquillement lorsque nous étions
éloignés et se rétractait à notre approche. Après avoir vu cette anguille,
je suis allé à la rencontre d'un gros brochet aussitôt que mon copain m'a
averti de sa présence. Je lui ai présenté ma palme mais il n'a pas
apprécié.
Après être redescendus et sortis des cales, nous avons longé
l'épave à contre-courant pour explorer la pince puis la proue. Parvenus à
la proue, mon copain et moi, nous avons pris un recul de quarante pieds et
nous nous sommes assis pour bien regarder cette grosse structure qui se
désagrège lentement. Après quelques minutes de repos, nous sommes revenus
du côté gauche en dérivant dans le courant sans effort. Nous "glissions"
agréablement entre la coque et l'escarpement rocheux qui a causé la perte de
ce navire. Il y avait des dizaines de dorés de bonne taille à cet endroit
ainsi que des brochets et des achigans. Arrivée à l'arbre de l'hélice
gauche, nous avons inspecté la coque. Malheureusement c'était déjà le temps
de remonter la corde faiblement inclinée, tranquillement poussés par le
courant sur une bonne distance en direction de notre palier de sécurité. Le
Nepteau nous attendait! À bord nous nous entendions tous pour évaluer la
visibilité aux environs de soixante-dix pieds par cette journée d'automne.
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