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10514 St-Laurent, Montreal 514-337-5489 |
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Vous avez déjà plongé sur cette épave ? Partagez vos commentaires avec les autres plongeurs ! Dites-nous comment s`est passé votre plongée sur le Eastcliffe Hall. Formulaire |
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| Eastcliffe Hall |
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le 01-06-01
Dès que nous avons quitté le Nepteau,
nous nous sommes accrochés, mon copain et moi, à la corde qui nous conduit à
l'arrière de l'épave du côté tribord. Le courant était comme toujours trop
fort pour qu'un plongeur ne puisse avancer qu'en palmant. Il était
nécessaire de se hisser sur la corde tout en palmant vers le fond à la
rencontre du mastodonte d'acier. Dès notre contact avec le "Eastcliffe",
nous somme descendus tête première dans la cale. L'eau frappe la proue et
exerce ensuite sur l'épave une pression vers le bas. Cet effet perturbait
quelque peu notre palmage et nous donnait l'impression d'être aspirés par
cette épave tandis que nous cherchions à aller vers l'avant en gardant une
distance raisonnable du fond. La base de la cabine de pilotage a été
dynamitée afin d'éviter toute entrave à la navigation et il était bien
excitant de voler à travers ce champ de destruction en faisant usage de nos
vestes compensatrices en passant, tantôt sous une poutre, tantôt au-dessus
d'une autre, tout en choisissant, en complicité avec mon copain, le trajet
le plus adéquat à travers les nombreux débris qui encombrent ce qui fût
l'espace cargo. Plusieurs poissons, dont de gros achigans, ont élu domicile
à cet endroit. À l'intérieur de la deuxième cale, nous avons vu une grosse
anguille posée sur le fond et cachée parmi des barres de fer. Les pièces
métalliques sont si nombreuses qu'il nous a fallu nous immobiliser et
regarder lentement autour de nous pour réussir à discerner clairement ce qui
nous entourait. Les cales sont très grandes et me donnaient un faible
sentiment d'agoraphobie qui contribuait à rendre ce lieu intimidant. La
coque du navire est en bon état et seul son contenu se trouve pêle-mêle.
Notre progression s'est achevée lorsque nous avons rencontré la paroi
séparant la première cale des pièces habitables du navire. Après avoir
passé un moment à bien observer la paroi, nous sommes montés lentement à
l'extérieur pour gagner le pont et y retrouver le courant toujours aussi
fort.
Nous avons bien observé le pont et les nombreux éléments qui s'y
trouvent. Il est possible de se hisser dans une écoutille très étroite pour
rejoindre une pièce exigue. D'un commun accord nous avons opté pour
l'exploration de la coque vers l'avant. Nous sommes donc descendus par
l'extérieur contre le courant en diagonale et nous nous sommes presque
renversés comme des oiseaux en piqué. Sous la coque, à cet endroit, il y
avait une bonne centaine de crapets de roches ainsi que des dorés, des
achigans et des perchaudes. Une fois sur le fond, nous sommes entrés dans
l'ouverture de la coque à tribord afin de nous faufiler prudemment vers une
pièce dans la pince du navire. De là, nous sommes ressortis pour "jouer"
dans le courant. À l'avant, le courant frappe directement l'épave et freine
l'exploration complète de la coque du navire qui transportait des tiges
d'acier. Après être restés appuyés contre la coque, le temps de bien
s'imprégner de la vue de ce cargo, nous avons lâché prise à bâbord pour
dériver de la proue à la poupe par quarante pieds de profondeur à près de
trois noeuds en évitant les débris et les nombreuses protubérances. Après
plusieurs minutes de dérive, nous nous sommes arrêtés vers l'arrière du
navire à l'entrée du corridor qui mène à la salle des machines. Cet endroit
est cordé mais, étant donné que la visibilité y est faible et qu'une
imposante couche de sédiments rend les choses difficiles aux plongeurs qui y
pénètrent, nous sommes restés à douze pieds du plancher en nous éloignant un
peu de la passerelle. De cet endroit nous avions une bonne vue sur
l'ensemble de l'équipement et de la machinerie qui propulsait le
"Eastcliffe" jusqu'à ce que sa coque soit éventrée en pleine nuit sur
l'imposant pilier de bâton qui balise la voie maritime.
Nous avons terminé
notre plongée par l'exploration du gouvernail et des tiges des hélices. À
cet endroit, se trouvaient des dorés de taille respectable ainsi que des
achigans dissimulés sous le gouvernail. Nous n'avons pu résister à l'envie
de retourner quelques minutes encore dans la cale qui se trouve près de la
corde qui reliait l'épave au Nepteau. Là, nous y avons retrouvé des copains
de plongée qui, comme nous, prolongeaient le plaisir de cette immersion dans
un lieu impressionnant qui mérite plusieurs visites.
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